Qui ?
Pierre Chappaz, Pdg de Ebuzzing (70 millions de dollars de billing en 2013, contre 15 millions en 2012).
Quoi ?
Une présentation sur l'avenir de la pub vidéo, loin des formats obligés, et près du MIT.
Comment ?
Les publicités vidéo représentent aujourd'hui 3% du budget investi dans la publicité télé. "Dans 10 ans, ce sera 20 ou 30 %". Le format pre-roll qui copie la pub TV est passif et perturbe l'internaute explique Pierre Chappaz : "On doit pouvoir faire mieux." Ebuzzing vend des vues, pas du cpm. Et ne vend ni pré-roll, ni formats IAB, "ces bannière que l'on s'est habitués à ne pas regarder". Le contenu est roi et sa distribution, reine. Ebuzzing a par exemple viralisé la vidéo Evian, la plus vue cette année. L'entreprise a emprunté au MIT sa base de données de reconnaissance des expression du visage, qui répertorie 100 000 expressions. Les campagnes peuvent être testées en observant la personne qui les regarde. "On peut ainsi introduire du rich média au moment où l'attention du spectateur baisse". En fonction de l'objectif de l"annonceur, une publicité peut par exemple mener directement sur une page pour essayer le véhicule (un format testé par VW). La pub est intégrée au contenu : une publicité automobile est affichée sur un article parlant de véhicules. Et quand le spot finit, la page revient entièrement à l'éditorial.
Une nouvelle forme de paywall fait son apparition. Rares sont ceux qui peuvent faire payer l'accès à l'info. Aujourd'hui, l'accès au contenu peut être conditionné au visionnage d'une publicité. La mesure des vidéos va au delà des vues interactions et partages. "Nous pouvons aussi tracer la conversation." Loin de l'expérience télé, la nouvelle publicité vidéo domine ainsi le message publicitaire avec l'interaction et le service permis par les médias interactifs.